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Dimanche 14 février 2010 Texte méditatif d’entrée Dieu,
source de la vie, Tu
déposes en chacune et chacun de nous Quand tu
nous appelles à te répondre, Tu aimes
nos différences : Tu ne
fais pas à notre place ce que nous pouvons faire par nous-même, Dieu,
source de la vie, Lecture biblique : psaume 23 ré-écrit Dieu me
conduit là où je peux apaiser ma faim, Voilà
pourquoi je ne me laisserai pas submerger par le Mal, Oui,
vraiment, je te sens avec moi : Temps de parole Ne manquer de rien, c’est probablement une de nos préoccupations modernes les plus importantes. Dans notre monde occidental, c’est presque un dû… C’est souvent une angoisse : pourvu que rien ne nous manque … et qu’on ait la santé ! A la suite du psaume relu tout à l’heure, la cantate, dans son début, proclamait « rien ne peut plus me manquer »… C’est qu’il y a manque et manque et que manquer de rien aujourd’hui pourrait signifier – en langage biblique – manquer au fond de tout. Etre comblé de tout, c’est être tout plein, c’est donc être encombré au point de ne plus avoir de place pour du neuf, ou plutôt du différent. C’est l’avoir qui empêche l’être de respirer ! Nous vivons dans un environnement publicitaire dominant qui nous encourage quotidiennement, nous pousse, nous presse au toujours plus, qui nous ferait presque regretter de ne pas avoir 4 mains pour saisir davantage, pour prendre, pour nous agripper à encore plus. Est-ce étonnant dès lors que nous suffoquions à la recherche d’une échappatoire ? Semblables à ces trous noirs que connaît le cosmos, capables d’avaler toute matière passant à proximité… y compris la lumière !L’Ecriture nous parle du manque autrement, comme si manquer était un cadeau… et c’est un cadeau ! comme si le manque était une porte ouverte sur un autre état d’esprit… et c’est un autre état d’esprit ! comme si le manque agissait à la manière d’un miroir reflétant l’image que nous avons perdue de nous même… et c’est un miroir ! comme si le manque était… Dieu lui-même… et d’une certaine manière, c’est Dieu lui-même ! C’est alors ce qui permet à nos vies de bouger à nouveau, de nous désincarcérer de ce qui nous bloque, de nous ré-organiser. A l’image de ce petit jeu qui a besoin d’une case vide pour être utilisable – on vous le vend d’ailleurs bloqué… - qui a besoin d’un espace, d’un trou dans le plein pour pouvoir bouger le tout… On pourrait alors dire « je ne manque de rien quand justement il me manque quelque chose ! Cet espace pourrait porter le nom de Dieu, celui qui permet à nos vies de re-bouger, de retrouver l’être au milieu de l’avoir. Je me suis alors rappelé cette histoire : C’est un homme qui va revoir son ancien maître et ce dernier lui demande comment vont ses affaires… Bien,
répond l’homme, j’ai une entreprise florissante qui se développe. Je gagne beaucoup
d’argent. L’homme est un peu surpris par la tournure que prend la conversation. Il reprend néanmoins : j’ai une belle entreprise, une belle famille, beaucoup d’amis et une vie sociale très riche. Tout ça est très beau et très bien, dit le maître, mais… comment vont tes affaires ? L’homme ne comprend plus rien : Que voulez-vous dire par « comment vont tes affaires ? » Eh bien, répond le maître, jusqu’à maintenant tu m’as parlé de tout ce que tu avais et qui sont autant de bénédictions de Dieu sur ta vie. Tu ne m’as parlé que des affaires de Dieu. Ce que je voudrais savoir, ce sont tes affaires à toi, et la seule chose qui dépende de toi et de toi seulement, c’est ton cœur… devant Dieu. Comment est ton cœur devant Dieu ? Il est temps maintenant d’entendre la 2ème partie de cette cantate qui chante le bonheur d’être, d’être soi-même, retrouvé, ré-articulé, ré-orienté sur l’essentiel… Alors nous ne manquerons de rien… ayant en nous cette case vide qui permet tout… Texte méditatif final Les jours
gagnent en lumière, Le cycle
des saisons se poursuit Une
arche, une croix, un diamant, un lotus, Une peau
plutôt blanche, plutôt jaune, plutôt rouge, plutôt noire, plutôt brune ou beige Dieu,
tout Autre,… Délivrance
du moi tout-puissant Dieu à
venir, aujourd’hui et demain, amen |